Installation de la CAPL des professeurs agrégés et Liste d’Aptitude

La CAPL des professeurs agrégés s’est tenue le 23 avril. Le SNES FSU est majoritaire avec 3 sièges sur 5 dont le seul siège des Hors Classe. Il a été question du rôle des suppléants et de leur nécessaire présence au cours des CAPL. Puis la Liste d’Aptitude d’accès au corps des agrégés a été étudiée : nos élus ont défendu l’accès à ce corps pour les collègues certifiés hors classe 7ème échelon ainsi qu’un barème clair prenant en compte les diplômes, les admissibilités au concours de l’agrégation et les qualifications disciplinaires. Lire la déclaration liminaire de la liste d’aptitude et de l’installation de la CAPL.

Installation de la CAPL des professeurs certifiés

La CAPL des certifiés vient d’être installée ce lundi 20 avril 2015. Présidée par M. Baglan, Vice Recteur de Polynésie, la CAPL a voté le Règlement Intérieur de la commission, étudié les collègues sur Liste d’Aptitude et entamé les discussions concernant la Hors Classe des certifiés. Le SNES SNESup FSU fort de ses 11 élus sur 19 a pu faire entendre ses inquiétudes concernant le projet de réforme du collège et les décrets sur les indemnités. Les commissaires paritaires ont également insisté sur la nécessité de ne pas amener de rupture dans la gestion des carrières des personnels par rapport aux pratiques et barèmes mis en place par la 29ème base du MEN. La déconcentration vers les services du VR ne doit pas freiner nos carrières. Lire la déclaration liminaire du SNES SNESup FSU.

Bilan du mouvement 2015 vers la Polynésie

Le mouvement a été validé par Mme la Ministre. Certaines disciplines sont fermées car occupées par des collègues titulaires résidents, les demi postes sont réservés pour les contractuels et les stagiaires. A la rentrée 2015, les lauréats du concours externes seront sur des demi-postes dans les établissements et sur des postes pris en charge par le Vice Rectorat. Le transport inter-îles pour ces stagiaires seront également pris en charge par le Vice Rectorat au moment des regroupements sur l’ESPE. Les lauréats de l’interne et du réservé seront sur des postes complets.

Voici le nombre de collègues certifiés ou agrégés, ni CIMM ni stagiaires, mis à disposition par discipline :
- hôtellerie : 3, technique de service et com : 1, documentation : 4, lettres classiques : 1, lettres modernes : 16, anglais : 1, espagnol : 3, lettres-espagnol : 1, histoire-géographie : 9, SES : 2, maths : 1, technologie : 5, STII : 0, SVT : 0, sciences physiques : 0, musique : 3, arts plastiques : 1, génie civil : 1, électrotech : 1, biochimie : 0, STMS : 0, Eco gestion A : 3, éco gestion compta : 10, éco gestion com : 4, éco gestion RH : 2, CPE : 10.

La FSU a rencontré M.Cabrera, conseiller de Mme La Ministre des Outre-Mer Mme George Pau-Langevin

Ce lundi 9 mars, la FSU SNESup, SNES, SNEP, SNUIPP a rencontré le conseiller en charge des dossiers de la Polynésie française pour le ministère des Outre-Mer, M. Cabrera, ainsi que le secrétaire général du Haut-Commissariat, M. Cantal. Les deux représentants de l’Etat ont donc entendu les différents points que la FSU défend. Ils ont pu rapidement répondre à la question de la prise en charge du transport pour les congés administratifs et ont confirmé que la loi devait s’appliquer à tous les fonctionnaires comme le précise la note de service de la DGAFP (Direction Générale de l’Administration et de la Fonction Publique) du 9 décembre 2014. Cette note rappelle que les textes qui régissent le congé administratif des agents résidents depuis le décret n°51-511 du 5 mai 1951 et la prise en charge des frais de transport du décret n°98-844 du 22 septembre 1998 s’applique en Polynésie Française.

Les points suivants ont donc été soulevés puis remis à M. Cabrera :

La réforme de l’ITR :

La perte de l’ITR en 2027 n’a pas été remplacée par un dispositif compensant la différence entre le dernier salaire perçu par l’agent et sa pension ramenée à 75% du salaire brut non indexé.
M. LUREL avait renoué le dialogue sur ce point sans que rien ne soit avancé ni même étudié par votre ministère. La FSU réitère sa demande d’être de nouveau entendu sur une possible indemnité ou tout autre dispositif déjà évoqué comme une complémentaire qui bénéficierait à tous les Outres-Mers concernés. Il est important pour les fonctionnaires retraités  ultra-marins de pouvoir garder un pouvoir d’achat raisonnable (en fonction de l’indice des prix comme ce qui  est d’ailleurs demandé en métropole).  La FSU a déjà fait des propositions sur un autre  financement possible des retraites. Le dossier doit être remis sur une table pour qu’une solution pérenne émerge.
L’étude menée sur le territoire en 2009 -2010 a indiqué que l’ITR soit remplacée par une indemnité de vie chère dont le montant et la mise en place puissent bénéficier à tous.
La suppression progressive de l’ITR devait donner lieu à un reversement des « bénéfices » engrangés aux territoires concernés pour favoriser l’aide sociale. L’Etat n’a jamais mis  ces bénéfices sur un compte de solidarité ou autre, nous demandons à connaitre le montant des sommes récupérées par cette réforme et son utilisation.

La remise en cause de l’indexation :

Le dernier rapport de la cour des comptes préconise une baisse du taux de l’indexation des fonctionnaires d’Etat de Polynésie française dans le but de réduire le déficit budgétaire. C’est une position récurrente et qui fait la part belle aux défenseurs moralistes de l’Assemblée nationale qui se gardent bien de revoir leurs indemnités et pensions de retraite dont les chiffres en constante augmentation et publiés régulièrement nous font bondir.
Le differentiel des prix évoqué s’appuie sur le panier de la ménagère métropolitain dont les indices de prix augmentent chaque année et entrainent de plus en plus de cadres moyens vers la précarité. La FSU n’a de cesse de réclamer que les salaires de la fonction publique d’Etat augmentent en fonction de l’indice des prix à la consommation. La Polynésie publie régulièrement les variations des prix et le constat est le même qu’en métropole il augmente de la même façon. La baisse de l’indexation ne se justifie pas par une différence des prix entre métropole et Polynésie.
Cette baisse entrainera une baisse du pouvoir d’achat pour tous les fonctionnaires Etat et territoriaux, un ralentissement notable de la consommation, une économie locale en berne. L’expérience des autres territoires d’Outre-Mer en est la preuve.  Le mécanisme des prix ne dépend pas du taux d’indexation des salaires.

La prise en charge des billets de congés administratifs pour les personnels  en CIMM :

Une circulaire du Vice-rectorat de Polynésie vient d’annuler la prise en charge du billet des congés administratifs des personnels ayant leur CIMM en Polynésie. Elle s’appuie sur un arrêt du tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie. Malgré la réponse des services juridiques du ministère national et le courrier du Haut-Commissariat envoyé à tous les services de l’Etat de Polynésie,  le Vice-rectorat et le  Trésorier Payeur Général refusent de faire la prise en charge.

Les raisons invoquées lors d’un entretien au Vice-Rectorat ne sont pas satisfaisantes : «  nous attendons un arrêt du tribunal administratif du territoire, de toute façon nous irons jusqu’au conseil d’Etat, la lettre du haut-Commissariat ne nous engage à rien, nous ne dépendons pas du Haut-Commissariat, nos décisions dépendent du ministère des finances et pour le moment celui-ci refuse de payer.

La FSU demande que les droits des fonctionnaires de l’Etat à la prise en charge de leur billet de congés administratifs soient rétablis pour juillet 2014. Les directives données à Air France doivent être levées, déjà le retard pris dans le règlement de cette décision illégale pénalisent les collègues qui devront payer la différence de prix et qui ne peuvent accéder à la continuité territoriale qui les relient à la métropole.

Concours nationaux de l’Education
En 2009, le Conseil interministériel de l’Outre Mer a reconnu que pour passer les concours nationaux dans les TOM :
- « les horaires étaient définis sans tenir suffisamment compte du décalage horaire »
- « les candidats dont les territoires sont situés dans des fuseaux horaires très éloignés de la métropole (secteur Amérique et secteur Pacifique notamment) composaient à des heures très matinales ou très tardives,  voire en pleine nuit. »
- « ces conditions constituaient des difficultés supplémentaires pour les candidats d’Outre-mer »
A partir du 15 février 2010, la réforme des modalités de participation aux concours nationaux pour les candidats d’Outre mer a été appliquée de façon à ce que :
- « tous les candidats d’Outre-mer composeront à des horaires mieux adaptés à leur rythme de travail »
- « aucun candidat ne sera plus amené à passer des épreuves écrites en pleine nuit ».
Le Ministre du budget Eric Woerth et la ministre de l’Outre-Mer Marie-Luce Penchard ont ainsi souligné l’égalité pour tous aux concours de la Fonction publique.

Aujourd’hui, la FSU dénonce la non application de cette réforme pour les candidats de Polynésie Française aux concours nationaux de l’Education et réclame des aménagements horaires afin de respecter le texte de la réforme et le principe d’égalité.

En 2015, les concours externe et interne du CAPES et de l’Agrégation ont toujours lieu en pleine nuit (20h à 3h du matin). Aucune adaptation au rythme de travail n’est proposée :
- l’enseignant doit retourner devant élèves à midi lorsque la dernière épreuve a pris fin après minuit et quel que soit le nombre de nuits successives de concours ;
La FSU souligne l’inégalité de traitement des fonctionnaires dans la mesure où
- d’autres concours bénéficient d’aménagement, les candidats aux concours des IRA sont mis en loge de façon à passer le concours en pleine journée et dans les meilleures conditions matérielles (salle climatisée surtout et mise en loge à l’hôtel)
- le décret n°85-607 du 14 juin 1985 qui accordent 8 jours par an pour préparer au concours de recrutement et examen professionnel n’est pas appliqué localement dans l’éducation.

Les langues régionales

La FSU sollicite le soutien du Ministère des Outre-Mer dans la défense des langues et des cultures de la Polynésie française à l’école. La situation des langues régionales est en effet inquiétante car les programmes scolaires ne leur donnent pas assez de poids. Obligatoire à l’école primaire (2h30 à 5h hebdomadaires), l’enseignement du Reo Maohi devient facultatif au collège avec 1h à 3h d’enseignement hebdomadaire et conserve son statut optionnel au lycée. Les activités culturelles afférentes à l’apprentissage de la langue sont l’art oratoire à l’école primaire tandis que dans le secondaire, ces activités se rapprochent du folklore et font l’objet d’une manifestation unique au cours de la « journée polynésienne ». L’école (primaire et secondaire) ne propose donc pas de programme approfondi, de supports pédagogiques, d’horaires suffisants, pour aider l’élève à communiquer, écrire et lire dans sa langue régionale. Pour assurer ces enseignements, l’Education Nationale ouvre avec parcimonie les postes au CAPES de de tahitien-français (1 poste au CAPES externe et 1 au CAER par an) si bien que le recours aux contractuels et donc aux emplois précaires est nécessaire pour assurer un grand nombre d’heures (soit 17 postes certifiés en 2015). Les dernières recherches soulignent pourtant le renforcement de l’estime de soi dans l’apprentissage parallèle de la langue française et de la langue régionale (Cummins, 2014) ainsi que les résultats intéressants dans l’acquisition des compétences lorsque l’enseignement est bilingue (Cummins, 2014).  Aujourd’hui, les enseignants doivent alors faire face à un double échec :
- celui de la disparition des langues régionales car les « élèves qui n’ont finalement qu’une connaissance passive de la langue et de la culture ne pourront pas les transmettre à leurs propres enfants » (Cummins, 2014)
- et les mauvais résultats dans la maîtrise de la langue française aux évaluations de fin de CM2 et au Diplôme National du Brevet.

La FSU demande donc à Mme la Ministre des Outre-Mer, par rapport à ses missions de coordination de l’action des ministères intervenant en Outre-Mer, de bien vouloir prendre en considération la diversité des langues et cultures de la Polynésie française dans l’espace scolaire et, de manière complémentaire, de promouvoir les dispositifs visant au développement d’un bilinguisme additif afin de mener le plus grand nombre d’élèves à la réussite scolaire. Dans cette démarche, la FSU s’associe donc à tous les efforts des chercheurs de l’université et du gouvernement territorial qui vont dans le sens de la préservation des langues mais reste consciente du rôle important de l’Etat dans les programmes scolaires du secondaire et dans l’ouverture annuelle de postes au CAPES de tahitien-français.

Cummins, J., 2014, « L’éducation bilingue : qu’avons-nous appris de cinquante ans de recherche ? », in Nocus, I., Vernaudon, J., Paia, M., (dir.), L’école plurilingue en Outre-mer. Apprendre plusieurs langues, plusieurs langues pour apprendre, Rennes, Presses universitaires de Rennes, p. 41-64.

Le SNEP a soulevé les problèmes liés aux équipements sportifs utilisés en Polynésie dans les établissements publics du second degré.
Conclusion d’une enquête réalisée en 2004 en cours d’actualisation
Ce rapport nous conduit à évaluer l’urgence des constructions sportives à mettre en œuvre et leurs chiffrages financiers

La mise en place d’un rattrapage est une impérieuse nécessité pour garantir la sécurité, l’hygiène et les conditions de pratique  des  jeunes Polynésiens

Nous pensons fermement que le gouvernement Polynésien peut et doit consacrer davantage aux installations sportives que les 0,026% de son budget actuel ( en 2003). Cette volonté politique lui appartient.
Ce plan de rattrapage s’élève à un total de 5,2 milliards de Fcp ( 44 millions d’Euros).
Par souci de réalisme nous proposons d’étaler ces investissements nécessaires sur une période de 7 années.
- 1,04 milliards de Fcp doit être débloqué la première année pour réponde aux urgences impérieuses des 16 établissements les plus défavorisés.
- 860 millions de Fcp doivent être investis dès la deuxième année pour les urgences des 20 autres établissements.
- Enfin 3,14 milliards sur les cinq années suivantes, soit une moyenne de 650 millions de fcp par an pour apurer le déficit constaté en installations sportives.
Cet investissement de 5,25 milliards Fcp sur les 7 années à venir représente bien peu en regard des 1200 milliards que compte le budget de la Polynésie sur cette même période(0,43 % du budget).
Depuis 2004 aucun investissement sérieux n’a été fait en faveur des installations sportives, en 2015 ce constat est identique avec, de plus, le vieillissement  ou la disparition des certaines de ces installations ( par exemple sur l’atoll d’Hao).

 

Lettre d’info – mars 2015

Edito : une fin de deuxième trimestre plutôt morose après le rassemblement pour Charlie, les remises à disposition pour « un tout », les décisions unilatérales d’effacer les candidatures des listings, les violences et incivilités dans les établissements qui augmentent, les lenteurs des remplacements d’enseignants, le flou des CAPL nouvellement formées, les rénovations et constructions en berne, les suppressions de postes pour la rentrée 2015, le PAF qui sort trop tard, comme dit la Ministre « c’est un tout » qui ne remet pas les pendules à l’heure mais qui enlise tout le monde dans un marasme éducatif ou chacun surnage à sa façon.

En métropole : les circulaires sur les nouvelles obligations de services contredisent ce qui avait été acté lors du vote du décret. Des avancées pour les uns, des reculs pour les autres. Il va falloir être vigilant sur la répartition des DGH dans tous les établissements collèges et lycée. De même sur la répartition des IMP (indemnités pour missions particulières) rejetées par le SNES- FSU car c’est la porte ouvertes aux dérives managériales.

Les REP et REP+ sont aussi confrontées aux libertés managériales que prennent les chefs d’établissements, les décharges horaires deviennent des HSA et des réunions obligatoires, il ne faut rien se laisser imposer.

Une nouvelle avancée a été faite sur la reconnaissance de la qualité de vie au travail, un accord cadre a été signé par les organisations syndicales pour la reconnaissance a être acteur de l’organisation de son travail et la conciliation vie professionnelle et vie personnelle dont le droit à la déconnexion de tout moyen de communication et d’information en dehors des heures de service.

Sur le Territoire : Les REP et REP+ doivent être actées par l’Assemblée de Polynésie pour pouvoir passer au B.O de septembre, dans l’attente officiellement il n’y a pas de réseau de constitué. Les projets d’établissements sont pourtant préparés dans ce sens, les décharges de service sont actés pour le collège de Faa’a il faut bien voir les DGH pour les autres REP. Les indemnités ne suivront pas si pas mis au B.O. Elles doivent être indexées puisqu’elles font partie du traitement.

Les DGH sont arrivées dans les établissements, pas de surprise mais quelques modifications comme la suppression des heures de labo, mais l’attribution des heures de vaisselle, un nouveau texte sur les heures de chaires, ne vous laissez pas faire certains chefs d’établissement vont interpréter les textes. Les décharges des REP ne doivent pas être dictées par les chefs d’établissement sous forme de réunion hebdomadaires ou pire en HSA.

Les prochains C.E seront importants déposez des motions et faites entendre la voix des enseignants au nom du SNES.

Le Vice-Rectorat modifie l’affectation des personnels à sa guise surtout sur les postes à contraintes particulières, mais quelques autres sont aussi touchés. Le nouveau Vice-Recteur a invité les responsables syndicaux à le rencontrer, nous lui avons présenté nos revendications et notre indignation. Une prochaine audience devrait être plus instructive. L’aménagement dans de nouveaux locaux,immeuble Papineau, à côté du SEFI, va scinder en deux les bureaux : la RH reste à UUPA et les autres services (IA IPR) à Papineau.

Toujours en stand-by pour la prise en charge des billets de congés administratifs malgré un avis du Haut-Commissariat s’appuyant sur la DAJ de les prendre en charge. Ce serait le Trésorier Payeur Général qui refuse de payer. Encore une querelle de compétences cette fois entre services de l’Etat !! Les agents en font les frais et rien ne se débloque pour le moment.

Merci à tous ceux qui ont porté leurs voix pour la FSU qui conforte sa majorité des sièges chez les EPS, les certifiés et les agrégés. Les PEGC gérés par l’académie de Paris remporté les deux sièges. La suite ce sont les CAPL tenues au Vice-Rectorat mais dont la mise en place n’est toujours pas effective nous attendons le calendrier et le règlement intérieur.

Les actions : Les CTP ont acté malgré notre opposition de nouvelles suppressions de postes(28) pour pouvoir garantir les remplacements, les postes de contractuels 81(ex-vacataires) et de stagiaires (concours réservés et internes). Les collèges et lycées ont des classes de supprimer donc des effectifs plus lourds. Une augmentation d’HSA est également à prévoir car pour compenser les décharges de service des REP ce seront des HSA. Donc pas d’allègement de travail en REP, plus de fatigue, moins d’efficacité, à qui profite cette politique de restriction budgétaire, pas aux élèves en tous les cas !!

Les CCP de renouvellement de séjoursont été bien menées, l’énorme surprise vient de la Ministre qui s’octroie le droit post commission de ne pas renouveler trois collègues. Donc ceux-ci n’ont pas eu le droit d’être défendus par leur syndicat, d’autant plus qu’aucun rapport circonstancié n’a été fait. Les explications données après coup ne sont pas du tout satisfaisantes et n’augurent pas de bonnes tenues des autres CCP, ce qui ne s’est pas fait attendre puisque les affectations ont été là aussi entachées du droit à mutation car beaucoup de candidatures n’ont pu être examinées et ce sans raisons. La suite des irrégularités continue car maintenant les candidats proposés n’ont pas tous été validés par la Ministre et on ne sait pas lesquels, ni validés par le V.R pour des raisons peu acceptables.

La grève du 3 février moyennement suivie en Polynésie et très inégalement selon les établissements, le collège de Taravao a été le plus combattif, a permis une rencontre avec la Directrice de Cabinet du Haut-Commissariat. Nos revendications sur les conditions de travail en Polynésie et l’augmentation des violences en milieu scolaire ont été vues en priorité.

Les établissements : Au LHT l’ambiance délétère continue, une brèche a été ouverte dans laquelle méfiance, rancœurs, et médisances vont bon train. On apprend également que sur le poste d’un tel la Ministre impose un candidat, que l’autre poste est à demi supprimé hors CTP bien sur ! le turnover ne fait que commencer puisque sur délation on peut se faire virer. Maintenant les heures supplémentaires sont gelées il y aurait des abus que le V.R vérifie. Si l’Etat arrêtait de distribuer ces HS et créait des postes il aurait moins de travail de vérification. Et si le ministère territorial nous appuyait dans ce sens à la DEGESCO il aurait moins de « peapea » à gérer. Pour « mettre la cerise sur le gâteau » les enseignants viennent de se voir refuser le pont du 6 mars après leur avoir laissé récupérer leurs heures, pourquoi attendre si longtemps pour un refus. Une journée de toute façon de perdue car les internes ne vont pas revenir et les externes sècheront également puisque les cours ont été faits. Décidément les collègues du LHT sont dans le collimateur et tous solidaires !

Au collège de Faa’a l’application de la pondération REP est u leurre elle se fait avec des HSA donc on ne peut pas parler de décharge horaires, en plus ces décharges se font sous la forme de réunions obligatoires tous les lundis, peu d’enseignants peuvent se retrouver en concertation par discipline ou par classe, le texte et l’esprit de cette concertation ne sont pas respectés. Les conditions de travail des enseignants se dégradent de plus en plus, violences incivilités des élèves, bruit, dégradation du matériel et des locaux.

Au collège de Papara, l’annonce de la REP+ est amère sans moyens supplémentaires. Là encore, des HSA en réponse à la pondération de service. Absentéisme, Violence, surpopulation scolaire, découragent les enseignants et aucune de leurs actions menées n’a abouti à un changement notoire.

Au collège de Taravao le ras-le-bol persiste, les 5 salles neuves n’ont pas encore été mises aux normes de sécurité, le périmètre de sécurité diminue d’autant l’espace qui déjà a du mal à faire évoluer 1300 élèves. Mais après tout la commission de sécurité entrainée dans sa visite éclair par la principale a trouvé que tout allait bien !!! Rien n’est prévu pour la rentrée 2015, 4,5 postes ont été demandéset 1330 élèves prévus, il faut attendre 2016 pour désengorger vers le nouveau collège de Mataeia. « Patience et longueur de temps….. »

Au collège d’Ua Pou, le CETAD est en plein chaos, la politique clientéliste menée par le Principal a des conséquences néfastes sur les personnels et sur les élèves. Le milieu insulaire nous répond-on !

Dans de nombreux collèges que ce soit à Tahiti ou dans les îles les incivilités sont en augmentation, les vies scolaires ne peuvent contenir les violences et les actes de délinquance. Devant l’ampleur des actes commis et leur non sanction, la banalisation des insultes, des devoirs non faits, des «chappes» mettent la pédagogie au second plan et dénaturent le métier d’enseignant. Les tentatives de colmater les brèches ne sont pas des solutions durables et demandent sans cesse d’être refaites sans espoirs de retour à la normale. Tout le monde s’épuise en vain. Il faut revenir à des structures plus humaines, à des effectifs par classe raisonnables, si on attend la baisse démographique pour enrayer le phénomène, il sera trop tard.